Ta mère 1/2

Cela fera bientôt deux ans que je suis séparée du père de Mini me. Cet article n’a pas pour objectif de vous détailler le comment du pourquoi cette relation s’est terminée. Chacun fait ses choix et les assume. Quelques fois la vie vous réunit, d’autres fois elle vous sépare. Je vous dirai seulement deux choses :
1. penser à vous ne signifie pas oublier vos enfants.
2. Mieux vaut des parents séparés mais heureux que deux parents malheureux qui se forcent à rester ensemble pour leur progéniture.
C’est mon avis. Rien de plus 🙂

Mais revenons à nos moutons… ou plutôt à nos marmots. Une maman m’a écrit il y a longtemps. Son tane l’avait quittée quelques temps après la naissance de leur Mini. Elle se retrouvait seule à devoir élever un enfant. Pas une semaine sur deux. Mais seule, tout le temps. Si on compatit souvent à la situation de ces parents solo, on n’imagine pas toujours leur quotidien. À moins de le vivre.

Dès votre grossesse, et après la naissance, en couple ou seule, tout un tas de gens se permettent des réflexions, conseils, avis qu’on n’a pas demandé : « Tu devrais allaiter, acheter tel ou tel accessoire, comment ça il ira à la crèche ? Tu n’as pas encore réservé sa place dans telle école ? Tu ne l’as pas encore emmené voir un osthéo ? Tu manges ça !? C’est pas bon pour bébé…. Tu reprends déjà le sport ? (complétez la liste…) »

De quoi vous faire croire que vous êtes ou serez la pire mère du monde, quoi que vous fassiez.

Quand vous vous retrouvez seule, votre sentiment de culpabilité ne cesse pas. Et cette fois vous n’avez même plus besoin des autres : « Est-ce que je vais y arriver seule ? Est-ce que je saurai être l’autorité, la douceur, la sécurité, le réconfort et le partenaire de jeu tout à la fois ? Est-ce qu’il est heureux ? Est-ce que je lui mets assez de limites ? Est-ce que je n’en mets pas trop ? »

Mais vous savez quoi ? Il n’y a pas de mère parfaite. Pas même celle qui a appris trois langues à son gosse, contrôle tout ce qu’il mange et lui a déjà choisi une école, un collège, un lycée et même une université. L’essentiel est de faire de son mieux.

Tout est une histoire d’équilibre. Rien n’est simple mais la parentalité est une belle aventure. À deux ou seul.

Seul(e), bien sûr, des fois, vous aurez envie que quelqu’un vous épaule, aille chercher le petit à l’école, pense aux rendez-vous, aux devoirs, à la préparation de la fête d’anniversaire, ou juste de quelqu’un avec qui partager votre quotidien de parent, pleurer ensemble et rire ensemble. Vous devrez penser à votre travail, votre maison, vous et votre enfant. Quelques fois vous vous sentirez le roi (la reine) du monde, et d’autres fois, vous penserez que vous êtes vraiment nul(le).

Vous trouverez votre maison bien vide quand votre Mini n’est pas là, puis vous apprendrez à profiter de vos instants seul(e), à penser à vous.

Quand il sera de nouveau dans vos bras, une vague d’amour vous envahira, suivie quelque jours plus tard d’une pensée nostalgique et coupable pour vos moments sans personne qui vous réclame, tranquille allongé(e) dans votre lit mangeant des chips devant Netflix sans avoir à préparer un repas équilibré. Et le cycle reprendra. Et ses sourires vous apaiseront. Et le voir grandir sans devenir un psychopathe (enfin en vrai pour l’instant j’en sais rien, le mien n’a que 4 ans) vous rassurera.

Puis viendra peut-être ce moment où vous rencontrerez quelqu’un. De nouveaux critères entreront en ligne de compte. Être calme, attentionné, sportif et intelligent à la fois, ET savoir cuisiner ne suffira plus. Il faudra aussi qu’il (ou elle) aime les enfants. Et votre enfant surtout. Sinon demi-tour. (Et parenthèse : les gars qui draguent en disant ‘ouhhh une maman, ça m’excite !’ C’est quoi votre problème ?! #tindermastuer)
Vous vous demanderez quand et comment le (ou la) présenter à votre progéniture, et si c’est une bonne idée. Et comment réagira votre mini si votre relation ne dure pas ? Et si vous avez un jour un deuxième enfant ?…

En réalité, les questions ne cessent jamais. Suivez votre coeur, faites ce que vous pensez être le mieux pour votre Mini. Respirez et laissez les gens parler. Vous savez. Vous êtes là, vous êtes fort(e).
Et partagez. Les parents n’osent pas toujours parler de ce qui ne va pas. Et pourtant, on a souvent des questionnements communs. Appelez cette amie toujours en couple qui, vous pensez, ne comprendra jamais, cette autre qui galère seule avec son Mini, celle à qui tout semble réussir et celle qui a l’air d’avoir baisser les bras. Partagez, échangez, soutenez, et aimez. Vous n’êtes pas seuls.

Publié par M.

Maman, journaliste, à Tahiti

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