Unatea, maman aux Australes

-VOS HISTOIRES- Unatea a grandi aux Australes, sur l’île de Rurutu. Et c’est là-bas aussi, qu’elle a vécu ses deux grossesses. Être enceinte dans les îles, ça ne se passe pas exactement comme à Tahiti. Rurutu ne dispose que d’un dispensaire. «Dans les iles c’est plus complexe, il faut que nous soyons suivies et si besoin nous envoyer à Papeete de suite (…) »

Une sage-femme vient régulièrement de Papeete avec un gynécologue. « On a notre visite sage-femme tous les mois et pour l’accouchement on nous envoie à Papeete au 8e mois. (…) Des fois on nous envoie à Papeete faire certaines échographies », raconte la jeune maman.  La Caisse de prévoyance sociale prend en charge ces déplacements.

Comme toutes les mamans, Unatea ne savait pas vraiment à quoi s’attendre la première fois. « J’ai eu plus de stress pour mon ainé. Je ne savais pas si j’allais tenir, si mon col allait rester fermé jusqu’à terme. »

Finalement, elle dépasse le terme de plusieurs jours. À Tahiti pour l’accouchement, c’est sa maman qui est à ses côtés, son mari n’ayant pu la suivre. « Elle a assisté à tout, se souvient-elle. C’est même elle qui a réceptionné le petit. »

Elle rentre finalement sur son ile après deux mois passés à Tahiti. Il faut alors reprendre le cours de sa vie : «pour l’ainé ça a été dur. il faut s’adapter. Heureusement qu’il y avait maman à côté. Ça a été dur. Il faut reprendre une vie de couple, une vie de famille et en même temps s’occuper d’un petit être qui vient de naître.»

À Rurutu, pas de garderie. Là encore, les proches jouent un rôle important. « On se débrouille avec la famille, les nounous (…) Mon ainé a plus grandi avec sa mamie »

Et une fois plus grands, les enfants ont aussi une vie bien différente de ceux de Tahiti… « Ils ont la liberté. Même à Papeete, ça commence à se perdre. Chez nous, ils sont loin de tout ce qu’il y a ici les cinémas etc. Ils sont encore en train de jouer entre voisins. À Tahiti les enfants réclament parfois Mcdo etc. Chez nous on n’a pas le choix ! Ce qui est bien c’est qu’il y a ce côté familial.
Il n’y a pas longtemps mon fils est allé se promener sur la route. Plusieurs personnes m’ont dit ‘hey on a vu ton fils’. À Tahiti, je ne sais pas ce qui se serait passé »

Publié par M.

Maman, journaliste, à Tahiti

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