Fêter les parents plutôt que papa et maman

Et si on fêtait les parents plutôt que maman puis papa ? C’est vrai, je suis plutôt contente lorsque mon mini revient avec un petit quelque chose pour moi et j’organise chaque année ou presque un jeu de fête des mères pour mes abonnées.

Mais à dire vrai, cette fête est pour moi, à chaque fois, un moment délicat. Un jour sans doute je vous raconterai cet épisode de ma vie. Mais pas tout de suite.
Sachez seulement que si je suis aujourd’hui moi-même maman et une maman comblée, sa présence me manque.

Surtout lorsque, à l’occasion de la fête des mères, chacun étale sur les réseaux sociaux des photos et des mots d’amour pour celle qui les a mis au monde.

Alors quand la directrice de l’école de mon fils nous a expliqué que l’établissement célébrait plutôt la « fête des parents », j’ai trouvé l’idée fantastique.

Mini me a débuté sa scolarité cette année, dans une école Montessori. Mais de plus en plus d’établissements scolaires publics ou privés font ce choix. Souvent, la réalisation de cadeaux de fête des mères et/ou fête des pères est laissée à l’appréciation de chaque enseignant.

Famille monoparentale, recomposée, homoparentale, parent décédé, parti… La tradition de la fête des mères et de la fête des pères peut parfois blesser ou exclure plus d’un enfant. Certains parents ont même écrit au Président de la République pour remettre en question ces fêtes.

En Corée du Sud et aux Etats-Unis, en plus de la fête des mères et de la fête des pères, la fête des parents est déjà célébrée depuis des années. En 2012, les Nations Unis ont également proclamé le 1er juin, journée mondiale des parents.

Il y a peu, un de mes collègues nous a quitté brutalement. Il laisse un petit garçon de 10 ans. Lorsque j’ai croisé son regard à l’hommage pour son père, j’ai cru me revoir il y a des années.

J’ai entendu trop de gens dire qu’on se remet plus vite à cet âge de la perte d’un parent. Mais je sais quel effet pourront lui faire les prochaines fêtes des pères. Même lorsqu’il sera adulte, même lorsqu’il sera parent à son tour.

Alors repenser cette « tradition » ne serait peut-être pas une si mauvaise idée…

Accoucher sous hypnose à Tahiti : une maman raconte

-VOS HISTOIRES- Avant qu’une de mes collègues ne me raconte son accouchement, je n’avais jamais entendu parlé de cette technique. Et pourtant, accoucher sous hypnose, à Tahiti, c’est possible. Oubliez un instant l’image du vieux médium qui vous hypnotise avec un pendule. Pour vous, Tauhiti revient sur cette expérience.

Ma collègue a 4 enfants. Soit quatre accouchements bien différents, dont elle n’a pas toujours gardé que de bons souvenirs. « Pour les deux premiers j’ai accouché par péridurale. Pour la première ça a été très difficile parce que ça a été péridurale et ensuite forceps. J’ai eu 12 points de suture à l’intérieur et 12 à l’extérieur… Pour ma cadette ça a été une péridurale aussi mais j’ai souffert pendant 16 heures. Et comme ma cadette ne voulait pas sortir, l’infirmière est montée sur mon ventre*. J’ai eu du mal à m’en remettre. »

C’est lors de sa 3e grossesse qu’elle entend pour la première fois parler d’accouchement sous hypnose.  « C’était en 2012 et par contre à cette époque-là, il n’y avait pas encore de personnes ressources pour expliquer ce qu’était l’accouchement sous hypnose. (…) Pour mon fils, au départ, j’ai dit que je voulais accoucher sans péridurale. Sauf que lorsque je suis arrivée sur la table d’accouchement, le médecin, voyant que je peinai à pousser, a décidé de me faire une péridurale et a extrait mon fils. »

C’est finalement pour son 4e enfant que Tauhiti ira jusqu’au bout. Avec sa sage-femme, elle se prépare pendant plusieurs semaines.  « Les séances sous hypnose ce n’est pas un mec qui vient et te fait tourner une montre. C’est un état d’esprit dans lequel tu dois te placer quand tu commences à avoir des douleurs (…) La sage-femme te demande de te fabriquer une bulle, de te mettre dans l’endroit où tu te sens le plus en sécurité. Moi ça m’a pris bien 5 séances pour pouvoir me créer cette bulle dans ma tête. »

Et pour se créer cette bulle qui permet d’accéder à un état hypnotique, il faut commencer par lâcher prise. Dormir beaucoup conseille Tauhiti, « même si tu as plein de travail à la maison, il faut arriver à lâcher prise avec le quotidien, avec le travail aussi. Avec ta vie de famille aussi, que tu donnes du temps aux enfants si tu en as, à ton mari, mais qu’à un moment donné tu reposes ton corps. »

Son anesthésiste, formé à cette technique, a été prévenu de son choix d’accoucher sous hypnose. « Le jour de l’accouchement, on m’a provoquée parce que j’étais tellement zen que mon bébé ne voulait pas sortir. Moi-même quand j’avais des contractions, je ne les sentais pas. Donc le médecin a décidé de me provoquer » raconte ma collègue.

« Quand on est suivi sous hypnose, il y a des mots qui font que l’on retombe vite dans cet état de calme. L’anesthésiste a rapidement trouvé ces mots et cela m’a mis dans un état de calme. Tellement, qu’ils ont dû m’injecter deux fois le produit pour provoquer l’accouchement. »

Pas de piqûre, mais l’anesthésiste est resté à ses côtés tout le long. « Sur le monito, les contractions étaient en train de s’emballer. Je suis passée de deux doigts dans ma chambre à sept doigts en 10 minutes en marchant vers la salle d’accouchement. Parce que je me sentais bien, je n’avais pas si mal. Je suis arrivée en salle d’accouchement. J’étais debout sur la table d’accouchement. Les dames qui étaient là m’ont juste rhabillée pourque je me mette à l’aise. Ma sage-femme n’était pas là mais celles qui étaient là m’ont juste demandé comment ça allait, elles ont pris ma respiration et elles ont vu que j’étais sur le point d’accoucher parce qu’elles me voyaient rouge (…) J’étais déjà dans ma bulle. L’hypnose fonctionnait déjà depuis deux jours. »

Les sage-femmes lui demandent de s’asseoir pour prendre sa tension, puis de s’allonger. « Je me suis allongée et là j’ai dit à la sage-femme juste devant moi « tu devrais te retourner parce que mon bébé va arriver ». Et elle se retourne et pfoou j’ai réussi à faire éclater la poche des eaux. Elle a dit « comment tu as fait ça ? » J’ai dit « je ne sais pas mais tu devrais te préparer parce que mon bébé va arriver. » Et peu de temps après mon bébé est sorti. »

« L’anesthésiste aussi était là. Il me parlait pour savoir comment j’allais, vérifier comment je respirai (…) si tout fonctionnait bien. (…) Il m’a tenu la main tout le long. Je lui parlai et je savais que je pouvais rester dans ma bulle. Et ma bulle c’était le motu où je suis à Mahaena, donc un motu de chez moi où j’aime bien aller passer du temps et où j’arrive à me déconnecter du travail, de la famille, de tout. J’étais toujours là bas mais avec lui. »

« J’avais vraiment lâché prise et j’ai réussi à ce que la douleur n’en soi plus une »

Pas ou peu de douleurs pour cet accouchement naturel et surtout le plaisir de ressentir tout ce qui étaient en train de se passer dans son corps : « J’avais vraiment lâché prise et j’ai réussi à ce que la douleur n’en soi plus une. Je ne dirai pas que c’est de l’extase mais franchement j’étais contente parce que je sentais le bébé bouger. Les épaules, les mains. Je sentais pendant que j’étais sous hypnose. Quand je disais à la sage-femme de se retourner parce que bébé allait arriver, c’est parce que je sentais ses pieds pousser sur la paroi de mon utérus. Mais tout ça avec une péridurale tu ne le sens pas. Je sentais ses épaules qui essayaient de se frayer un chemin et j’ai même senti sa tête quand elle a touché la paroi de mon vagin. J’ai senti sa tête quand il sortait, ses doigts, sa main, le pied. Ce sont des choses qui vont tellement vite aussi. »

Pas de péridurale, un accouchement naturel et sans (trop) souffrir. Le rêve… Mais tout le monde n’est pas aussi réceptif que ma collègue. Selon elle, après discussion avec le personnel soignant, beaucoup de mamans auraient abandonné l’idée d’accoucher sous hypnose à la dernière minute, prises d’une peur panique d’avoir trop mal.

Mais au-delà de l’accouchement, Tauhiti insiste sur la préparation et les séances qu’elles a eu avec sa sage-femme. « Il faut sentir son bébé, l’écouter, essayer de savoir pourquoi il donne un coup-là, un là. (…) Ce sont des choses qu’on devrait apprendre aux mamans quand elles sont enceintes (…) Quand j’ai suivi les séances d’hypnose avec la sage-femme, elle me disait d’écouter mon bébé. Elle demande d’écouter son bébé, de travailler la relation (…) On dit souvent qu’on ne sent rien de son bébé mais en fait si. Si lui arrive à sentir toutes tes émotions quand il est dans ton ventre, qu’est-ce qui fait que toi tu n’arrives pas à sentir ses émotions ? C’est parce qu’en fait on n’écoute pas assez. J’ai appris avec la sage-femme qui m’a préparée à l’hypnose, à écouter mon bébé. Ce n’est pas facile, ça m’a pris plusieurs séances pour savoir de quoi elle parlait. Mais ça m’a permis d’écouter mon bébé. »

Aujourd’hui Tauhiti a une relation spéciale avec son fils. « Des fois avec mon fils on n’a pas besoin de se parler, même de se voir. Je sais qu’il a besoin de telle ou telle chose. Ce qui ne se passe pas avec mes autres enfants. Pas parce que j’avais accouché sous péridurale mais parce que je n’avais pas pris le temps de créer cette relation. »

Pour plus d’infos sur l’accouchement sous hypnose, parlez-en à votre sage-femme ou votre obstétricien.

*Cette technique, appelée expression abdominale, est interdite en France depuis 2007 car elle peut avoir des conséquences graves sur la santé du bébé et de la mère. Lire ICI

Matin, midi, soir : un planning pour l’aider à se repérer dans la journée

Mini moi a quelques soucis pour se repérer dans la journée. Quelques fois, il se réveille de la sieste et demande… le petit déjeuner 😅 Une période passagère par laquelle, a priori, passent beaucoup d’enfants. Sur les conseils d’une psychomotricienne qui le suit, j’ai lui ai fabriqué un planning. Rien qui ressemble aux agendas des adultes je vous rassure. 😂
Vous trouverez pas mal de modèles pour enfant sur le net. Aucun ne me satisfaisait, alors j’ai inventé le mien. 😊

Il te faut :
– du carton
– de la peinture
– du scratch (j’ai récupéré le mien sur une vieille paire de chaussures )
– des feutres
– du papier
– des ciseaux

Comment faire :
Découpe un rectangle dans le carton.
Peins le de la couleur de ton choix. (A faire avec ton mini toi !)
On inscrit les jours de la semaines d’un côté, Matin, Midi et soir de l’autre. Et on réalise un cadrillage.
Dans chaque carré, coller un bout de scratch côté doux
Sur une feuille de papier, dessiner un visage pour représenter votre mini (j’ai fait le mien avec des lunettes parce que Mini me en porte depuis quelques temps)
Découper le visage et coller un morceau de scratch côté dur à l’arrière.

Vous pouvez maintenant déplacer le petit visage en fonction des jours et moments de la journée. Si votre enfant pratique une activité, vous pouvez dessiner un objet qui représente cette activité et le scratcher sur le planning aussi.
N’hésitez pas à l’adapter, et partagez avec moi vos idées ! 🥰 

Yepo : « mes parents nous ont appris à vivre dans la simplicité »

-VOS HISTOIRES People- Elle a remporté le Tahiti Comedy Show en 2017 et, depuis, Yepo s’impose sur la scène polynésienne. Sur les planches, en télé, elle est partout et déborde d’énergie. Mais celle qui fait rire les Polynésiens n’a pas toujours eu une enfance facile. Yepo partage avec nous ces quelques souvenirs d’enfance :

« Avec mes parents et ma petite sœur, nous avons vécu sur une petite île appelée Ahe. Je devais avoir 2 ou 3 ans, mes parents travaillaient dans une ferme perlière et nous ne manquions de rien. Papa allait pêcher et ramenait du poisson…

Je me souviens encore des bains dans la mer au coucher du soleil… J’aimais ramasser les coquillages blancs sur le bord de la plage, sous le regard bienveillant de ma maman ❤

Les années sont passées et bien sûr est arrivé le moment d’aller à l’école. Je n’avais pas le souvenir d’avoir été séparée longtemps de mes parents. Mais ça a été le cas…

Mes parents travaillaient encore à Ahe et je suis restée avec ma grand-mère à Tahiti, jusqu’à ce que mes parents décident de revenir définitivement.

J’ai grandi dans la commune de Paea, à Aou’a et Orofero. Je n’ai pas grandi avec une cuillère en OR dans la bouche, mais je sais que mes parents se sont toujours débrouillés pour que l’on soit bien. Mon père a enchaîné les petits boulots et maman s’occupait de nous et la maison. La vie n’était pas rose tous les jours.

Nous avons connu la joie en famille bien sûr mais aussi les moments de galère… Un souvenir me revient en écrivant ce texte. Je devais être au lycée quand ça s’est passé. Mon papa avait perdu son travail et maman gardait des enfants à la maison. Elle a économisé pour acheter une pirogue à mon papa pour qu’il aille à la pêche et nous ramène du poisson et tout simplement à manger…

Quand il n’était pas à la pêche, papa laissait sa pirogue flotter au bord de l’eau accrochée sur un morceau de corail.
Un jour, la houle s’est levée d’un coup et, malheureusement, la pirogue de papa s’est cassée. Impossible de la réparer… La seule solution était d’en acheter une autre mais faute de moyen, maman ne pouvait pas se permettre d’en acheter une autre…

Les jours ont passé. Plus de pirogue, plus de moyen d’avoir à manger sur notre table. Et ce jour sombre est arrivé : plus de pain, même pas du maquereau en boîte pour manger. Ce jour-là, j’ai vu mon papa et ma maman pleurer… Plus rien dans le garde-manger si ce n’est un paquet de sucre… Mais qui va manger du sucre comme ça ? On aurait pu faire du pain avec du coco mais nous n’avions même pas de farine. Il nous restait du sucre et des goyaves sur notre arbre. Le cœur brisé de voir mes parents pleurer, je suis allée à côté de ma maman et j’ai pleuré avec elle pendant un moment puis je me suis ressaisie, j’ai regardé ma maman, et je lui ai dit : ‘On va arrêter de pleurer et on va vendre de la confiture à la goyave !’

Maman trouva la force nécessaire pour se relever et je suis allée dans la montagne pour chercher du bois, parce qu’il fallait cuire la confiture dans un récipient sur le barbecue car nous n’avions plus de gaz… J’ai réuni le maximum de bois, j’ai aidé ma maman à cueillir et éplucher les goyaves et elle a préparé la confiture au feu de bois.

Ensemble, nous avons réuni le maximum de bocaux vides pour les nettoyer. J’ai pris mon courage à deux mains et je suis allée vendre les confitures de maman dans notre quartier. Nous avons eu assez d’argent pour nous payer à manger le soir même. Cette situation a duré 1 semaine et papa a retrouvé un travail.

Cette expérience m’a appris qu’il ne faut pas s’apitoyer sur son sort. Nous vivons des moments difficiles dans notre vie. L’important c’est de se relever même quand tout semble s’effondrer autour de nous.

À partir de ce jour, je me suis promis de ne plus revivre la même expérience ! Je garde un 100 Fcfp avec moi… et je ne le dépense pas ! Comme un souvenir de cette expérience…

Je retiens de mes parents leur dur labeur pour nous offrir le strict minimum : une maison, la valeur du travail, la persévérance et la force d’affronter les difficultés.

Ils nous ont appris à vivre dans la simplicité des choses. Quand d’autres avaient des disc-men, nos parents jouaient à pré-tapo avec nous. Quand les autres allaient au concert de Lorie, ils nous amenaient faire un tour en pirogue au récif… Et même s’ils ne pouvaient pas nous payer ces choses, ils nous ont créé des souvenirs que jamais je n’oublierai.

Humblement je le dis, auparavant je n’assistais pas aux concertx, mais aujourd’hui je suis sur scène et c’est une belle victoire ! Je remercie mes parents pour ces souvenirs. Ils ne sont pas parfaits mais je sais que je peux compter sur eux… « 

Le premier imagier tahitien aura une suite… et une adaptation audiovisuelle

Ok personne n’est parfait. Mais il y a quand même des gens qui sont un peu au-dessus de la moyenne, on ne va pas se le cacher. Heiura Itae-Tetaa par exemple. Cette femme fait mille choses dans sa vie. Y compris être une super maman, entendons nous bien. Animatrice TV, auto-entrepreneuse, elle est aussi récemment devenue auteure.

Heiura est à l’origine du premier imagier tahitien made in fenua. « Comme tout ce que je fais à Speak Tahiti-Paraparau Tahiti (sa start-up, NDLR) vraiment, c’est inspiré de Faimano », me dit Heiura l’air sérieux. Sa fille est son inspiration la plus grande. Heiura adore lire et depuis que Faimano sait tenir un livre, sa maman l’a abonnée à tout un tas de magazines pour enfants : « Récemment je l’ai abonnée à Pandacraft. Elle était abonnée à Babar pendant un an… Enfin tous les ans elle est abonnée à plein de choses parce que moi je ne voudrai pas que ma fille n’aime pas lire. C’est un truc qui m’a toujours obsédée et encore aujourd’hui. Et l’imagier est arrivé au moment où je me suis dit : tiens je suis contente d’acheter Babar, mais j’aimerai bien acheter des trucs locaux avec des histoires. Donc, en fait je lui ai acheté quasiment tout. Toutes les histoires des éditions qui sont spécialisées en local sur des histoires qui se passent à Tahiti. Et, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas d’imagier. »

Heiura a donc décidé, au travers de sa start-up Speak Tahiti– Paraparau Tahiti, de créer l’imagier de ses rêves. « En fait, c’est arrivé en septembre, juste l’idée. Et je l’ai fait en deux mois. En gros, j’avais déjà l’histoire dans ma tête. C’est-à-dire que je me suis inspirée de ce que je voyais ou de ce que j’avais envie que les enfants puissent avoir comme vocabulaire. C’est pour ça que les chapitres sont vraiment des chapitres du quotidien. L’alphabet évidemment, les chiffres, les couleurs, les animaux, la famille, etc. »

Un imagier oui, mais pas seulement. Heiura a aussi enregistré des sons. Ils sont accessibles sur Internet, grâce à un Qr code inscrit dans le livre. Un imagier 2.0 quoi… En plus du vocabulaire, les enfants peuvent donc écouter la (bonne) prononciation des mots et suivre l’histoire qui leur est contée. « Les gens quand ils ont l’imagier, ils entendent les histoires : la grand-mère qui emmène les enfants au marché, le tonton qui leur apprend à dire les parties de leurs corps, des choses comme ça. Et donc on est entrés en studio, ça a duré une journée, on a tout enregistré (…) À côté de ça je me suis dit ‘c’est dommage, il n’y a pas de musique’. Donc j’ai fait appel à une amie qui est psychologue, qui est une excellente pianiste, et qui m’a créé 12 morceaux, et je n’en ai utilisé que 11. En deux mois c’était plié. »

En tout, le projet mené par Heiura a rassemblé une dizaine de personnes, de l’écriture, aux illustrations en passant par l’enregistrement des sons. Les dessins sont signés Vashee, nom d’artiste de Cédric Doom.

Un imagier qui rassemble plus de 200 mots, avec du son, de belles illustrations… Heiura aurait pu s’arrêter là. Mais non. Quatre (oui 4) autres tomes sont en préparation… Attention, spoiler ! « Il y aura 5 tomes parce qu’en fait Vai et Tama vont grandir. Dans le tome 2, Vai et Tama partent en vacances. Ce sera le prétexte pour qu’ils partent dans les îles, dans les différents archipels. À partir du tome 2, on va lire et entendre des mots des archipels : Australes, Tuamotu, Gambier, Marquises. Dans le tome 3, Vai et Tama sont encore un peu plus grands et ils vont faire leurs études. Là, ce sera le prétexte pour parler de voyages, de leurs formations. Ils vont vivre leur vie de jeunes adultes. Et ensuite, Vai et Tama reviennent au fenua, à Tahiti. Et là, la sœur et le frères Vai et Tama sont vont devenir parents donc ce sera une thématique autour de la parentalité. Et enfin, Vai et Tama, au 5e tome, sont âgés. On aura des thématiques encore personnelles autour de la mort par exemple. »

Et les personnages devraient aussi bientôt prendre vie à l’écran. Heiura et son équipe ont lancé un casting pour la réalisation d’une mini-série : « On est en train de caster les gens. On caste plusieurs profils : les deux héros principaux, Vai et Tama. On va caster des adultes aussi qui vont jouer les rôles soit du grand-père ou de la grand-mère ou de l’oncle, de la mère etc. On est en plein casting pour trouver les gens, les lieux aussi et pour un tournage qui va durer normalement 12 jours, 1 jour par épisode et c’est beaucoup beaucoup de travail qui nous attend. »

Et croyez moi, cette fille a encore plein d’idées qui ne demandent qu’à être réalisées. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Heiura !

En attendant, l’imagier est dispo en version papier mais aussi en ligne (2.0 on vous dit !) ICI

Un garage en carton et rouleaux de papier pour petites voitures

Aller, avouez, vous êtes de ceux qui ont fait un stock de papier wc à l’annonce de la crise sanitaire… Eh bien gardez les rouleaux ! Ils vont vous servir.

Je ne suis pas du genre à faire du stock de papier. Par contre je garde souvent les rouleaux en carton en vue de petits bricolages pour mini moi. Je partage aujourd’hui avec vous ma dernière réalisation (ouais, je suis fière là) : un garage pour petites voitures.

Il te faut :
– des rouleaux en carton
– des couvercles de boîtes à chaussure
– de la colle forte
– du scotch
– des ciseaux, un cuter

Crédit Ta mère la blogueuse

Comment faire :
– Colle 4 rouleaux en carton à l’intérieur d’un premier couvercle de boîte à chaussure.
– Sur un deuxième couvercle, tu peux découper une « rampe » avant de le fixer sur le haut des rouleaux du premier couvercle. Tu as un premier étage !
– Même procédé si tu souhaite un deuxième étage à ton circuit.
– Sur le dernier étage, j’ai fixé deux rouleaux supplémentaires, à l’horizontale pour faire office de garage.
– Si la colle ne suffit pas à fixer les rouleaux aux couvercles, ajoute du scotch ! Ok, pour l’esthétisme, c’est pas encore ça mais on y vient.

Crédit Ta mère la blogueuse

– Tu peux choisir de laisser mini toi décorer lui-même son garage pour le faire participer. Et si tu souhaite quelque chose d’un peu plus « fini », sors ta peinture et tes pinceaux !
– J’ai aussi ajouté un petit panneau pour donner un nom au garage.


Pâques : une poule pour la chasse aux oeufs

Première chasse aux oeufs pour mini moi cette année. Une chasse dans le jardin, mode confiné oblige. J’ai décidé de lui fabriquer de quoi ramasser ses trésors : une poule en carton.

Il te faut :
– une boîte à oeufs
– un post-it jaune de préférence
– du canson ou une assiette en carton de couleur
– des autocollants oeil ou un feutre pour les dessiner !
– des ciseaux, un cuter et du scotch

Comment faire :
– découpe le couvercle de la boite à oeufs pour ne garder que le bas
– plies le post-it pour en faire un petit triangle : ce sera le bec de la poule
– Fais une entaille dans la boite pour y placer le bec ou fixe le avec du scotch transparent
– Découpe une crête et une queue dans le papier canson.
– Fais des entailles dans la boîte pour y fixer la crête et la queue de la poule
– place les autocollants pour les yeux ou dessine les !
– pour une poule avec plus de style, tu peux aussi la peindre !

Crédit Ta mère la blogueuse

Et hop ! Il ne reste plus qu’à partir à la chasse 😀

Joyeuses pâques et… reste chez toi !

Parents, enfants : comment vivre au mieux le confinement

-LES EXPERTS-

Pas facile d’être en confinement, bloqué chez soi. Et parfois, même si on aime fort son conjoint, ses enfants, l’expérience peut s’avérer difficile. Pour vivre au mieux cette période, les conseils de Nathalie Colin-Fagotin, psychologue, à l’origine de Familipsy :

> Quel impact psychologique du confinement pour les enfants ?

« Selon les chercheurs, les autorités de santé doivent avoir une vue claire sur les conséquences possibles de la quarantaine pour en faire un usage raisonné et tenant compte des aspects psychologiques. Pour ce faire, des scientifiques ont passé au crible 24 études scientifiques, réalisées dans 11 pays depuis 2003, sur l’impact psychologique de la quarantaine chez plusieurs milliers d’individus lors d’épidémies de Sras, Mers, de grippe H1N1 et d’Ebola.
Ces conclusions sont valables également pour l’épidémie de Covid-19. Les conséquences psychologiques les plus fréquentes (pour les enfants mais aussi pour les plus grands, NDLR) sont : symptômes de stress post-traumatique, anxiété, dépression, irritabilité, confusion, peur, colère, abus de médicaments ou de drogues, insomnie, stigmatisation. »

> Quels conseils donner aux parents en cette période ?

« Les changements liés aux mesures prises dans le cadre de la crise sanitaire actuelle sont générateurs de confusions : on s’ennuie, on se sent « perdu »… Les plaintes caractéristiques de cette confusion chez les enfants vont se traduire par une impression de dispersement, d’agitation, l’ennui, la difficulté à démarrer une activité, etc. Cette perte de repères est génératrice aussi de tensions : les enfants ont faim, ils peuvent s’impatienter, ils ont besoin de bouger, ils ne sont pas forcément enclin à faire leurs devoirs, le temps leur parait trop long (pour le travail scolaire) ou trop court (pour le temps écran)… Bref, chacun exprime ses contrariétés qui peuvent envenimer rapidement les relations si elles ne sont pas anticipées…

Mon conseil : Retrouvez des repères et si besoin, créez-en ! Gardez des repères durant votre journée : le petit-déjeuner en famille, le temps du repos, l’heure des devoirs. Suivant l’âge des enfants, ils pourront mieux se repérer dans la journée s’ils ont des heures précises qui la ponctuent. Les plus jeunes auront besoin de ces repères non seulement pour se sentir rassurés, et encadrés dans ce temps de confusion, mais de plus, pour prendre de nouvelles habitudes qui faciliteront le quotidien. En outre, en fixant des repères et des temps dédiés dans la journée, vous limiterez les conflits dans la famille et les comportements opposants ; source de tensions qui peuvent prendre de l’ampleur en espace confiné. »

Comment expliquer la situation aux enfants ?

« Il est important de parler avec les enfants dans la mesure où ils posent des questions. Séparer la réalité de l’imaginaire va aussi être important pour rassurer et expliquer.
Voici quelques repères pour aborder le sujet en famille : La peur est normale et saine. Ecoutez d’abord les préoccupations de vos enfants avant d’y répondre. Suivant l’âge de votre enfant, ce qu’il aura entendu et vu… et compris, ses questions, ses inquiétudes seront différentes. D’ailleurs, il ne les exprimera pas directement la plupart du temps. Ses angoisses se traduiront par des cauchemars, du stress, de l’agitation… La situation est inquiétante pour tout le monde mais pour les enfants qui ont une imagination débordante et ont tendance à entremêler réalité et imaginaire, la situation peut vite devenir dramatique…
Et pourtant, la peur est saine et normale, car elle participe à mettre en place des stratégies pour se défendre et se protéger des différentes menaces qui nous guettent. L’enfant de moins de 6 ans va connaitre d’ailleurs plusieurs peurs irraisonnées (la peut du noir, des monstres…) qui l’aideront à appréhender peu à peu ses angoisses et développer des moyens de protection, avec l’aide de ses parents. Dans le cas présent, apprendre à se protéger, c’est utiliser les « gestes barrières » pour éviter au virus de se propager par exemple. »

Télétravail : ma semaine de maman confinée

Hello les parents ! Je suis très absente du blog ces derniers temps mais durant cette période exceptionnelle que nous traversons, je ne pouvais pas ne pas reprendre la plume (enfin, le clavier).

Le confinement a été prolongé et en Polynésie certains devront bientôt faire l’école à la maison en plus du télétravail parfois. Force et courage à vous parents/salariés/instit’ improvisés. Mini moi ne va pas encore à l’école. Ouf.

Ma semaine avec bébé n’a pas pour autant été de tout repos. Grosse pensée aux parents solo en cette période. J’ai depuis plusieurs mois mon fils une semaine sur deux. Et ma semaine donc, j’ai dû alterner entre mon travail à distance et mini moi. Si c’est beaucoup d’amour et un réel plaisir de voir mon fils toute la journée, c’est aussi… très sportif de travailler en même temps. Mais avec un peu d’organisation, de la patience et du lâcher-prise (et ok, ça aide, un enfant plutôt coopératif), on s’en sort ! Petit topo de ma journée type, si cela peut aider quelques parents solos d’enfants en bas âge.

Matin
-Petit déjeuner
-petit tour à vélo dans le jardin (ou dans votre rue ou résidence si vous êtes en appartement, vous avez le droit de sortir près de chez vous pour 1 h). J’essaie aussi de le faire courir histoire qu’il se dépense. Vous pouvez choisir de jouer au ballon par exemple.

-baignade et jeux d’eau dans un bac ou une petite piscine (il fait très chaud en ce moment !)
-Petite séance comptines (Les Titounis sur YouTube ou d’autres chaînes du genre… c’est interactif et ça évite de mettre votre enfant devant n’importe quel programme TV. Attention tout de même à ne pas le laisser trop longtemps devant un écran. Pour les plus grands, les chaînes de télévision diffusent des programmes éducatifs)
– Jeux de construction (lego, blocko…)

En général, je sors mon ordinateur et commence à travailler au moment des comptines. Comptines + jeux de construction : vous devriez être tranquilles un moment en allant voir votre progéniture de temps en temps si ce n’est pas lui qui vient vous grimper dessus (le travail en visioconf’ c’est mort).

Midi !
La « pause » tant attendue. Si vous avez le temps (hahahah), essayez de préparer le repas de midi en avance pour gagner du temps, ou choisissez un repas froid (salade composée par exemple).
C’est le moment de manger avec votre bambin puis de le mettre au lit pour une lonnnngue sieste (croisez les doigts). Si vous pouvez, choisissez le moment de sa sieste pour faire vos tâches les plus importantes.

Quand il se réveille, ressortez les jeux de construction, ou puzzles, ou livres, ou les trois le temps de terminer ce que vous avez à faire.

Soir :
Prenez un temps de calme avec votre enfant après le travail. Mon fils adore regarder le coucher de soleil par exemple. Puis mettez vous aux fourneaux. Bah oui ça mange ces petites choses là. Et faites participer votre enfant si possible (vous passer un ingrédient, sortir ses couverts…)

Crédit Ta mère la blogueuse

Quelques astuces :
-oubliez la maison nickel et bien rangée, vous remettrez tout en ordre plus tard.
-Pour éviter de sortir faire vos courses et qui plus est avec votre enfant, faites vous livrer ! Plusieurs magasins proposent ce service comme Premium market ou la société Allo express.
– Faites des doses plus importantes lorsque vous cuisinez et congelez. Ça peut vous faire gagner du temps pour les jours où vous êtes fatigué.
-Mini vous réclame de l’attention alors que vous êtes en plein dans le boulot ? Faites une pause, parlez lui, proposez lui un nouveau jouet, expliquez lui que vous travaillez à la maison. Les enfants comprennent que quelque chose est différent.

Le week-end : c’est le moment de profiter avant une nouvelle semaine ou avant que votre enfant ne reparte chez l’autre parent (à ceux qui se posent la question : les sorties pour garde d’enfants sont autorisées)

Bien sûr chaque enfant est différent et si vous avez des idées ou expériences, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ! Et… bon courage à tous 😀 Restez chez vous !!

Des savons surprise faits maison

Une astuce sympa et écolo pour donner envie à vos enfants d’utiliser eux-mêmes un savon : fabriquer des savonnettes surprise.

Mauruuru à Maite Mai pour l’idée.

Matériel

  • Copeaux de savon ou savon de Marseille et rape
  • huile végétale (huile d’olive par exemple)
  • huile essentielle (de lavande par exemple)
  • Petits objets du type de ceux qu’on trouve dans les galettes des rois
  • 25 cl de tisane ou d’eau minérale

Préparation :

– Faites fondre les copeaux de savon au bain marie
-Ajoutez l’huile végétale
-En parallèle, chauffez l’au minérale ou la tisane
– Lorsque les deux récipients sont chauds (ne pas porter à ébullition), mélangez les deux et remuez énergiquement
-Ajoutez les huiles essentielles
-Mettez la pâte dans un moule ou dans des emporte-pièces placés sur une feuille de papier sulfurisé.
-Ajoutez les petits objets dans vos savons
-Laissez sécher une journée puis démoulez